À la suite du sommet mondial de Copenhague qui a eu lieu du 6 au 12 mars 1995 pour le développement social, un certain nombre d'associations humanitaires, membres du comité permanent des ONG de l'UNESCO, ont proposé de nouveaux partenariats avec les entreprises. Conscientes que des activités économiques rentables étaient indispensables au développement économique, elles envisageaient l'aide humanitaire non plus sous la forme du mécénat mais sous la forme de la coopération entre les ONG et les entreprises.

En mai 1996, Rao Chélikani, président du Comité des ONG à l'UNESCO, organise un colloque intitulé  "les Nouveaux Partenariats pour le Développement : Entreprises et ONG". Afin de promouvoir ce partenariat, M.Chélikani et d'autres membres de ce colloque créent l'Association Internationale pour le Partenariat Entreprises-ONG, dont le siège se trouve à Paris en France. C'est ainsi que se développent les sections espagnole, belge, luxembourgeoise, sénégalaise, tunisienne et camerounaise qui depuis avancent sur plusieurs projets de partenariat.

La rencontre en août 1997 à Paris entre François de Tinguy (membre en règle de l'AIPEO) et Père Jean Roch-Hardy, de Québec, a permis la création de AIPEO Canada. Le 21 octobre 1998, la section canadienne de AIPEO est fondée.

La problématique à travers un bref rappel de l'évolution de la coopération internationale

Un aperçu sur l'évolution de la coopération internationale a permis d'observer que le partenariat dans la coopération internationale, tire ses origines du constat des politiques de développement des années soixante dont on espérait épanouissement et progrès pour les pays du Tiers-Monde. Il n'en fut rien, parce que, semble-t-il, la réalité des besoins des pays demandeurs n'a pas été prise en compte.

Le schéma classique

Les politiques classiques d'aide internationale sont basées sur le modèle d'une aide d'état à état, schéma dans lequel le pays donateur fournit aide et assistance totales au pays destinataire. Une telle politique, que nous pourrions qualifier de providentielle, tue les initiatives locales; elle fige le pays destinataire dans une dépendance et un endettement sans issue. Ce dernier ne cherche plus de solutions par lui-même; il n'en a d'ailleurs plus la volonté puisqu'il est habitué à ce que ses problèmes soient résolus par le pays donateur-exportateur. Sur le long terme, ce processus fige les populations des pays destinataires dans une mentalité d'assisté et les persuade qu'ils n'ont pas la moindre ressource locale pour s'en sortir.

Il est évident qu'un tel schéma est néfaste pour chacune des parties. D'une part, le pays donateur-exportateur se situe dans un processus qui n'est pas celui de la réalité économique; il s'habitue à des marchés captifs et perd de sa compétitivité.

D'autre part, un tel assistanat ne peut qu'être négatif pour le pays destinataire, qui a besoin des solutions à long terme et non pas d'aide ponctuelle réparant les plaies ici et là. De nombreux exemples, principalement en Afrique, nous ont prouvé que cette sorte d'aide est inefficace et néfaste pour les deux parties. Il est donc indispensable de se tourner vers un autre concept d'aide internationale.

Les solutions prônées par l'A.I.P.E.O.

Le modèle prôné par l'AIPEO ne concerne plus une relation d'état à état mais une activité de développement économique entre plusieurs partenaires, à savoir une ou plusieurs entreprises privées et une ONG locale.

Pour que les entreprises trouvent leur compte dans une politique de développement international, cette activité doit être rentable et économiquement viable; l'entreprise, tout comme le pays destinataire (représenté par une ONG locale) doit en ressortir enrichie. Le rôle premier de l'entreprise demeure avant tout de créer des richesses; elle ne peut donc sans cesse fournir une aide providentielle à des pays dans le besoin sans que cela produise des effets néfastes sur son équilibre économique.

Pour que cette aide soit utile au pays destinataire, elle doit lui permettre de devenir autonome et indépendant. Le pays en question doit pouvoir, à une certaine période, ne plus avoir besoin d'aide comme de l'assistance du Nord pour mener à bien sa mission.

Il s'agit donc d'une relation commerciale juridiquement reconnue entre deux partenaires égaux et responsables. Les deux parties conservent chacune leur rôle et leur spécificité tout en partageant des valeurs essentielles communes qui leur permettent de mener à bien la mission qu'elles se sont fixées.

La raison d'être de l'A.I.P.E.O.

C'est afin de promouvoir ce partenariat qu'à été fondée l'Association Internationale pour le Partenariat Entreprises-ONG, dont l'objet est de susciter, dans le monde entier, la coopération et les échanges en vue de concourir au développement économique et social.

 

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